Le trouble obsessionnel-compulsif

Ce qui se passe vraiment

Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) associe des obsessions (pensées, images ou doutes intrusifs, répétitifs, qui génèrent une anxiété importante) et des compulsions (comportements ou rituels mentaux destinés à neutraliser cette anxiété comme par exemple vérifier, laver, compter).

Le soulagement apporté par la compulsion est réel mais bref. A chaque répétition, le cerveau apprend que l'obsession était « dangereuse » et que le rituel était « nécessaire ». C'est ce cercle vicieux qui entretient le trouble.

Le cercle vicieux du TOC

Le cercle du trouble obsessionnel-compulsifQuatre moments en boucle : l'obsession fait monter l'anxiété, la compulsion apaise, le soulagement est bref, et il nourrit la peur suivante.1La pensée revientOBSESSION2L’angoisse monteANXIÉTÉ3Le rituel apaiseCOMPULSION4Le calme ne dure pasSOULAGEMENT…et le soulagementnourrit la peur suivanteCE QUE L’ON RESSENTCE QUE L’ON FAIT
Schéma original du Centre TOC, qui illustre le modèle cognitivo-comportemental du TOC. Références : Salkovskis P. M., Obsessional-compulsive problems: a cognitive-behavioural analysis, Behav Res Ther, 1985 ; Foa E. B. et Kozak M. J., Emotional processing of fear: exposure to corrective information, Psychol Bull, 1986.

A chaque répétition, le cerveau apprend à tort que l’obsession signale un danger. C’est ce mécanisme qui entretient le TOC.

Les principales formes de TOC, qui peuvent se combiner et évoluer au cours du temps

  • peur de la contamination (saleté, germes, polluants,…) et les rituels de lavage
  • doutes répétés et vérifications (portes, gaz, électricité,…)
  • besoin d’ordre, de symétrie ou de perfection
  • pensées intrusives à caractère violent, sexuel, religieux ou moral
  • peur de commettre une erreur ou de provoquer un malheur
  • l’accumulation et la difficulté à jeter
  • rituels mentaux comme compter, répéter ou analyser excessivement

Ce que le TOC n'est pas

Aimer l’ordre, vérifier de temps en temps si on a bien fermé sa voiture à clés, être perfectionniste n’est pas un TOC. On parle de trouble obsessionnel-compulsif quand les obsessions et compulsions prennent un temps significatif (souvent plus d’une heure par jour) et qu’ils génèrent une détresse réelle ou entravent la vie professionnelle, sociale et familiale.

Une personne sort d'un tunnel de pierre vers une campagne ensoleillée

Image générée par intelligence artificielle.

On peut en sortir

Le trouble obsessionnel-compulsif peut être très envahissant mais des traitements efficaces existent. Avec un accompagnement spécialisé, il est possible de retrouver davantage de liberté et une meilleure qualité de vie.